jeudi 26 mars 2026

L'île de Gorée et retour à Paris

Ce dernier article est donc écrit à notre retour chez nous.  

L'écriture du précédent nous avait pris du temps et quand nous sommes sortis dans le très petit village à 20h45, il n'y avait aucun restaurant ouvert. Désespoir ! on fait le tour du pâté de maison et une douce odeur nous caresse le nez : un gars dans une des boutiques désertées des marchandes de souvenirs faisait des hamburgers rustiques et très étouffe-chrétiens. Mais il nous a sauvé la mise.
Il ne faut pas compter faire une folle nuit à Gorée.

Lendemain matin, lever de soleil enchanteur, on a rendez-vous avec un guide qui va nous faire visiter toute l'île et on a vraiment parcouru toute l'île qui est toute petite avec un point culminant à 30 mètres.

Promenades dans les rues, que nous avions déjà parcourues la veille en attente du bateau amenant la première horde de touristes afin de bénéficier de la présentation de la Maison des esclaves par un orateur  maison. En réalité notre guide nous avait déjà tout expliqué et l'orateur était pédant et ennuyeux.
Cette maison, pas très grande, construite en 1780 a été rénovée grâce à l'Unesco et présente bien les différents quartiers où étaient enfermés les esclaves. Les hommes enquillés les uns dans les autres, assis genoux écartés, les enfants chez qui il y avait le plus de décès, les femmes qui valaient plus cher parce qu'elles pouvaient en enfantant fournir un autre esclave, et les révoltés qui étaient enfermés dans un tout petit espace. Il fallait faire 60kgs pour être envoyé outre Atlantique. De Gorée 44% ont été envoyés au Brésil.
Triste lieu.

La découverte des "signares" est intéressante : ces femmes, parfois des esclaves, qui sont devenues des bourgeoises. Les hommes envoyés de France pour gérer ces colonies avait l'interdiction d'emmener leurs familles. Ils se mettaient donc à la colle avec de belles métisses ou esclaves le temps de leur séjour, à qui ils laissaient maisons et bijoux à leurs départs, créant ainsi une classe intermédiaire de femmes pour certaines très fortunées qui ont eu un rôle important dans l'île.

Montons sur la colline. Tous les coins et recoins de cette île cachent des vendeurs de souvenirs !
Un double canon qui n'effraie même pas les chiens.

Lever de soleil à travers une moustiquaire

Mairie de Gorée


Les maisons sont très souvent construites en basalte

assemblé à la chaux

Cette femme porte sur la tête une glacière dégorgeant de cannettes. Quel poids ? !!!

La maison des esclaves

Cellule

Fontaine dans la cellule des femmes, offerte par la Maroc. Chaque goutte d'eau symbolise une femme.

La porte du non retour, au large un bateau attendait.


Ce canon aurait servi une seule fois pour couler un bateau en 1940

Des vendeurs de souvenirs plus artistiques et délirants, en haut de la colline



On pouvait rapporter un baobab, mais je l'aurais certainement fait mourir.

Adieu Gorée par la navette 

La gare de Dakar, chef d'œuvre de l'architecture coloniale

En cherchant sur internet une photo où elle serait plus visible j'ai trouvé un site
adaptant les monuments dans le style des décors des films de Wes Anderson.


Retour bateau. Ngor, notre chauffeur attitré, nous attend pour aller à l'aéroport.  
Un vol difficile : décollage à 23h30 pour 5heures de vol et un repas servi, ça laisse peu de temps pour dormir !
Et 4° à Paris.   Point final.


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